Vie lycéenne
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Lycée Beauregard celine.estienny, marine.bochenek 09-11-2010
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Les lycéens face aux sans papier : Quelles relations ?
Les élèves du lycée côtoient d’autres élèves sans papier. Quelles sont leurs réactions ? Sont-ils au courant de la situation de ces personnes ? Militent-ils pour la régularisation de ces personnes, ou au contraire sont-ils résignés?
Les conditions de vie
Les personnes que nous avons interrogées au Lycée Marcel Sembat de Vénissieux connaissent tous l’existence des sans-papier, mais certains ne sont pas au courant de leur présence dans ce lycée. Toutefois tous savent que des sans-papier vivent sur le sol français avec des idées assez précises de leurs conditions de vie difficiles, excepté quelques personnes interrogées. Certains pensent qu’ils vivent cachés et dans la misère (dans la rue par exemple), avec des problèmes de mal logement. Ils pensent aussi qu’ils demeurent dans des conditions difficiles parce qu’ils doivent rester dans l’anonymat et travailler sans être déclaré, c'est-à-dire « au noir ». Ainsi ils fuient et se cachent en cas de contrôles de police. D’autres pensent qu’ils arrivent à s’en sortir et à vivre plutôt aisément. Quelques lycéens ont déjà été sans-papier ou d’autres ont des membres de la famille qui ont été dans ce cas, et une minorité se doute de situations d’amis mais sans certitudes.
Les actions menées
Ensuite nous avons questionné ces personnes sur les attitudes par rapport aux sans-papier dans la vie de tous les jours, en cas de contrôle de police par exemple. Nous leur avons aussi demandé s’ils les soutenaient par des manifestations ou en distribuant des tracts. Les personnes qui en connaissent les aident ou s’ils en connaissaient ils les aideraient certainement. Emilie* nous répond «Je les aide car je pense que chaque être humain a le droit à une vie agréable, sans avoir la peur au ventre en ayant crainte de se faire attraper par la police puis renvoyer dans son pays. Je les aide pour la solidarité car chacun mérite le bonheur et de se sentir en sécurité.» Les personnes qui ont décidé de ne rien faire pour les sans-papier affirment qu’ils ne se sentent pas concernés car chacun a ses problèmes, et qu’ils ne trouvent aucun intérêt à leur proposer de l’aide. Nous précisons que ces personnes n’ont pas connaissance d’un sans-papier dans leur entourage.
Réaction de la société
«dura lex, sed lex» nous dit Rémy*, un élève de première.
De plus, pour d'autres, la traque aux sans-papier est inutile car elle fait vivre ces gens dans des conditions de vie précaires et dans la peur d’être renvoyés chez eux. En outre, leurs droits ne sont pas respectés car les employeurs profitent de leur situation pour les sous-payer ou ne pas les payer du tout.
A travers toutes ces réponses nous avons pu constater que les opinions sur les sans-papier étaient diverses mais que les idées de chacun étaient assez précises. Or, d'autres élèves ne se soucient pas de la situation des sans-papier et ne se sont jamais posé la question de savoir s’ils en connaissaient ou même s’ils existaient. Les sans-papier sont nombreux dans notre société. On les côtois sans le savoir. C’est pourquoi il est important de connaître leur situation, et d’avoir un avis sur le sujet, même si le nombre d’actions reste faible.
[*]Les prénoms ont été changés pour préserver l'anonymat des personnes interrogées.
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