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Lycée Beauregard celine.estienny, marine.bochenek 09-11-2010
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Les femmes, première ligne de résistance !
«Femmes en résistance» est une exposition du photo-journaliste indépendant Pierre-Yves Ginet. Cette exposition a lieu du 5 février 2011 au 7 mai 2011 à Roanne, à l'ancienne Caisse d’épargne, 33, rue Brison. Pierre-Yves Ginet a produit 19 reportages dans 19 pays différents.
D’après Véronique Topier, photojournaliste indépendante, l’exposition de Pierre-Yves Ginet n’a pas de public précis. Elle aurait une connotation féministe pour influencer la lutte pour le droit des femmes dans l’ensemble de la société.
Témoignage d’une photojournaliste
Les thèmes de Véronique Topier ont un côté humaniste. En effet, elle garde un point de vue optimiste car malgré la guerre on trouve dans ces pays beaucoup de bonheur et de joie de vivre. Ces populations n’ont pas autant d’exigence de la vie que les populations du nord. Son travail s’étend au niveau local contrairement à Pierre-Yves Ginet qui étend son travail au niveau mondial. Elle est actuellement sur une vingtaine de reportages sur les sans papier ainsi que les conditions agricoles, les artistes dans les hôpitaux. Elle essaye de toujours garder un œil social sur son travail.
D’après Veronique Topier les professionnels désirent toucher, par le biais de leur photographie, un public divers et varié, un public abondant.
Son parcours
Après une Fac en science politique, elle décide de poursuivre une maîtrise de communication, puis partir huit ans en Angleterre afin d’enrichir son niveau linguistique. Lors de son cursus scolaire au pays de Galles elle opte pour l’option photo: «Je deviens une fanatique». Sa formation en sociologie lui a permis une approche documentaire de son travail actuel.
Pierre-Yves Ginet:Lors de son voyage au Tibet, dans les années 90, il a constaté les violences de l'homme ainsi qu'un fort taux de population de religieuses prisonnière (30%). Surpris par ce nombre important, il rechercha les raisons et il a su par la suite que la cause de leur emprisonnement était la résistance. En effet, ces religieuses étaient en 1ere ligne. Toutefois, il essaya de prendre des photos de tibétain et tibétaine souriant(e)s, en vain, ce fut a ce moment là que l'idée lui est venue «femme en résistance».
Et les difficultés?
Ce photojournaliste avoue n'avoir jamais eu de difficultés à prendre en photo des femmes, en tant qu'homme. En effet ces femmes sont engagées dans diverses luttes. De ce fait elles acceptaient la prise de photo après plusieurs contacts et du temps passé avec pierre-Yves Ginet. En revanche l'entourage était plutôt sceptique, peut-être par crainte de dénonciation. Seul la Chine fut une véritable difficulté car il s'agit d'un pays qui n'a aucune liberté d'expression.
Financement?
Ces déplacements sont financés par ses expositions ainsi que ses six livres mais ils n'en sont pas la source de financement principal. On pourrait penser que les médias actuels sont concernés et s'arrachent les photographies. Mais à l'heure d'aujourd'hui les médias passent d'une actualité à une autre. On remarque alors un décalage du travail entre les médias qui passent de plus en plus vite sur un événement et Pierre-Yves Ginet qui travail sur le même sujet depuis plus de 10 ans.
Qui est touché ?
Tout le monde doit se sentir concerné. Dans le monde actuel nous sommes tous en lutte pour l'égalité, liberté contre l'injustice, la violence, la solitude... Toutefois ce journaliste a une cible privilégiée qui sont les jeunes. Il trouve que cette génération est préoccupante. Cette dernière s'endort au niveau culturel. Les jeunes visionnent seulement des films sans aucun message culturel. Son principal message à travers ces photographies est de préserver l'égalité entre hommes et femmes qui est très précieuse. D'après lui cette égalité perd du terrain. Il faut que les jeunes filles et jeunes femmes se battent contre les violences des femmes et pour leurs égalités totales.
Tout comme Véronique Topier il n'a pas suivi une école de journalisme ou de photographe. Il était autodidacte analyste financier. Courant mars/avril 2011, il continue son investigation en Belgique sur les violences conjugales.
Pour en savoir plus, d’autres photojournalistes travaillent sur des thèmes similaires. C'est le cas de Lizzie SADIN qui s'intéresse aux violences faites aux femmes. De même Mr Salgado analyse à travers ses photographies, les conditions humaines.
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