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Lycée Beauregard celine.estienny, marine.bochenek 09-11-2010
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Stéphane Perries : chercheur en physique nucléaire
Stéphane Perries est un jeune chercheur lyonnais en physique nucléaire, travaillant actuellement sur le LHC (Large Hadron Collider), situé près de la frontière franco-suisse. Son rôle est d’analyser les collisions entre particules dans cet accélérateur.
Après son bac C (équivalent au bac scientifique actuel), Stéphane Perries passe un DEUG de mathématiques, pour ensuite s’orienter vers les théories de la physique moderne. Il obtient alors une Licence et une Maitrise de physique, et un DEA « Constituants élémentaires de la matière ». En 2000, il acquiert son doctorat de physique subatomique, et réussit le concours de maître de conférences en physique des particules. Par la suite, il devient enseignant-chercheur, c’est-à-dire qu’en plus de son travail de recherche scientifique, il donne des cours de physique à l’Université Lyon I et à l’ENS Lyon. Il occupe toujours à l’heure actuelle ces deux fonctions.
Des compétences précises pour un rôle unique
Selon Stéphane Perries, les compétences requises concernant son domaine de physique des particules sont tout d’abord d’avoir un excellent niveau en mathématiques, de la curiosité pour le monde qui nous entoure, de posséder une grande capacité de travail et surtout de la passion pour ce domaine de recherche. Son rôle au sein du projet LHC, est d’ ’analyser les résultats de collisionsqui produisent une très haute énergie.
Il nous précise : « Je recherche de nouvelles particules élémentaires qui seraient la signature d'un phénomène nouveau (nouvelle interaction, dimensions supplémentaires, ...) au delà de ce que l'on appelle le modèle standard de la physique des particules (qui représente l'état actuel de nos connaissances du monde de l'infiniment petit). Ces particules auraient pu exister un milliardième de seconde après le Big-bang. »
Un chercheur passionné
Depuis près de dix ans, il est passionné par la recherche, par le travail en équipe et par cette impression d’avancer dans une « terra incognita », selon ses dires, même si ce travail est parfois trop prenant. Pour lui : « La recherche est un métier très imprévisible. Il peut y avoir des périodes pendant lesquelles le travail est très prenant et ou il est quasiment impossible de faire autre chose. Parfois, c'est plus calme. Il est toutefois très rare que je passe un jour sans travailler. Globalement, il me reste quand même du temps pour m'occuper de mon entourage et avoir des loisirs, mais probablement moins que dans beaucoup d'autres métiers. On peut aussi concevoir mon métier comme un loisir... »
Il indique qu’il compte bien s’y consacrer encore une dizaine d’années, car pour le moment il est « 100% » sur le LHC.
Par la suite il se voit bien reconverti dans la physique des astroparticules (qui sont des particules élémentaires produites par l'univers), car c’est un mélange d’astrophysique et de physique des particules. Il ajoute qu’en fonction des découvertes dues au LHC, sa décision sera largement influencée.
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